Canada, exploitation du fer. Une industrie qui se porte bien
Canada, exploitation du fer. Une industrie qui se porte bien. La crise économique qui sévit actuellement ne semble pas vouloir freiner l'exploration pour le fer de la Côte-Nord. Si des producteurs de la région doivent rester sur la touche une partie de l'été, plusieurs autres compagnies d'exploration s'activent sur des sites prometteurs. C'est notamment le cas à Fermont où le projet de la Consolidated Thompson Iron Mines occupera jusqu'à 600 travailleurs cet été. Quelque 200 personnes seront affectées à la construction d'un chemin de fer vers Wabush. La mine du lac Bloom devrait commencer sa production à la fin de 2009. Le directeur de projet dans l'entreprise, Hubert Vallée, rappelle que le nouveau partenaire chinois, Wuhan, approvisionnera Nissan, le producteur automobile japonais. « C'est là qu'est la demande. C'est là qu'est l'émergence. C'est là qu'ils sont. Actuellement, en Asie, on parle de 6,5 % à 8 % de taux de croissance, ce qui est impensable en Amérique du Nord. Mais, pour eux autres, c'est un minimum. » De plus, les études sont en cours pour doubler la production à 16 millions de tonnes, ce qui placerait la Consolidated Thompson Iron Mines au même niveau qu'ArcelorMittal et Rio Tinto IOC en terme de production. Par ailleurs, New Millenium Capital et l'aciériste indien Tata Steel poursuivent les études au sud de Schefferville pour une mise en production en 2011. À cet endroit, le fer est naturellement concentré et peut être enfourné directement. De son côté, Labrador Iron Mines travaille sur des projets plus modestes, en partenariat avec les Autochtones. Pour sa part, Champion Minerals vérifie les réserves sur des propriétés près de Schefferville et Fermont, en collaboration avec l'aciériste chinois Labec. Finalement, la compagnie Altius s'intéresse à des gisements déjà connus près de Fermont.
